mercredi, 10 décembre, 2008

Vendanges 2008

Vendanges 2008 à Borie de Maurel

La météorologie
Un hiver particulièrement sec, pas assez de pluie pour que nos rivières coulent, mais la « sécade » ( traduisez sécheresse), pour sa part, alimentait toutes les conversations.

Au printemps à cheval sur le mois de Mai et de Juin arrive la pluie. Les rivières coulent à nouveau emportant avec elles les inquiétudes hivernales.

Un été sans excès, quelques orages juste pour rafraîchir. Cette année la grêle ne passe pas très loin de notre vignoble, ne chahutant que les robustes chênes verts.

Un automne sans pluie nous accompagnera tout au long des vendanges. Ainsi nous pourrons en toute quiétude attendre une maturité complète de chaque cépages. (C’est très rare que les pluies ne viennent pas perturber la période des vendanges, voire altérer la qualité des raisins, pour retrouver d’aussi bonnes conditions climatiques il faut remonter au superbe millésime 1995 )

Les vendanges en Chiffres
La cueillette des raisins sous d’aussi bons auspices durera presque un mois, du 16 Septembre pour les blancs au 14 Octobre pour les derniers rouges. Durant cette période 18 personnes ont travaillé sur le domaine.

La cueillette a nécessité un peux plus de 1 500 Heures de travail. Le travail de cave prés de 600 Heures. Nous avons pour le millésime 2008 produit 1 150 hectolitres de vins pour 32,06 Hectares de vignes.

Le vin
Le millésime 2008 s’annonce prometteur. Les raisins ramassés à pleine maturité donnent des vins assez chauds, déjà murs sur des notes fruitées, des tanins puissants et veloutés.

Remerciements
Nous profitons de cette lettre pour remercier tout ceux et celles qui ont participés avec nous à l’élaboration de ce millésime. En particulier l’équipe de Napoléon qui n’a pas hésitée à venir du Portugal pour nous apporter son inaltérable bonne humeur que nous devrions retrouver dans ce millésime 2008.

Posted by at 11:14
Categories: vin

lundi, 07 janvier, 2008

tic tac

Ninon et moi, nous avons assisté aux voeux de Michel. C'était presque aussi solennel que les voeux du maire et ça c'est terminé autour d'un verre de Nature, comme d'hab. Ninon et moi on était tellement sciées par son discours que l'on vient vous le souffler. "La mode, les nouveautés. Puis les soldes... Tout passe, et tout revient, inéluctablement. Comme si la vie des hommes ne se jouait qu'au rythme lancinant d'un balancier ; comme s'il fallait pour que le temps s'écoule normalement que, tel le balancier de l'horloge, nos envies, nos désirs oscillent d’un extrême à l’autre. Inconstance et vanité que viennent renforcer artificiellement les sirènes de l’hyperconsommation et du « développement jetable ». Pourtant, quelque chose me dit que ce perpétuel va-et-vient commence à s’essouffler, que cette société du « toujours plus » a du plomb dans l’aile. Et je me prends à rêver que ma pendule choisisse enfin le tic et tac. Entre le TIC (temps industriel et commercial) et le TAC (temps agricole et culturel). Car le TIC, on ne le connaît que trop bien, ce temps menteur où l’on courrait en ville détruire la vie à coup de supermarchés et de fast-food, convoiter une modernité compulsive, calculer au plus vite, au moins cher. Au mépris de soi, au mépris de tous. Eh oui, tant pis, si vous me prenez pour un utopiste ! j’y crois, et je vous souhaite l’avènement du TAC, l’avènement d’un temps moins futile, plus vrai, plus respectueux de notre culture qui renoue, tout à la fois (ce n’est pas paradoxal !), avec la modération et l’enthousiasme. A l’aube de 2008, c’est ce rêve que je vous invite à partager et à faire vôtre, ce rêve que nous n’avons plus qu’à construire, sans discours, par nos actions quotidiennes. Cette année, continuons à refaire le monde." Y a pas à dire c'était un beau discours !
Posted by Luna at 16:52
Edited on: mardi, 05 février, 2008 16:56
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lundi, 05 novembre, 2007

l'homme qui parle à l'oreille des chevaux

Michel Escande ou l'homme qui parle à l'oreille des chevaux ...

Posted by Luna at 16:58
Categories: nature

dimanche, 28 mai, 2006

Chuttt !!!! C’est un secret

Chuttt !!!! C’est un secret, mais moi je vais tout vous dire à condition de ne rien dire à Luna. Depuis l’effervescence des assemblages qui devaient êtres présentés au Grand Salon Vinisud *, nous avons eu la grande période des mises en bouteilles de printemps (Esprit d'automne 2005, Nature en blanc puis en rouge et enfin la Féline 2004 ) j’ai bien cru que Marie-Agnès allait devenir folle à sa façon de reculer en voiture -de mémoire de percheron je n’ai jamais rien vu d’aussi rapide-.

Avec tout ça, je sens bien qu’il se prépare quelque chose. Je suis sûre que pour notre quatrième anniversaire, ma sœur et moi, Gabriel, vous savez Mr Nature, nous prépare un scoupe. J’ai surpris une conversation au bureau Gabriel disait : nous avons 15 hectares de champ au repos.Cet hiver,il a bien plu, nous avons beaucoup d’herbe. Pourquoi ne pas la faucher et l’emballer ce qui nous permettrait de produire nous mêmes les 20 tonnes de foin que consomment annuellement Ninon et Luna ? Ainsi, a-t-il dit, le domaine serait apte à produire lui même son foin, son fumier, qui mélangé au marc de raisin récupéré à la distillerie permet de nourrir et d’amender les vignes en production , reconstituant ainsi au travers du cycle naturel une sorte d’autarcie agronomique autour de notre domaine et notre vin serait alors sans aucun autre apport extérieur et sans l’aide de personne 100% Borie de Maurel : fruit de notre terre du soleil et de notre travail un cercle parfait.

Et nous avec Luna vous croyez qu’on s’amuse ! Vous allez vous les manger les vingt tonnes de foin !!!!!!!!! Aussitôt dit, aussitôt fait. On achète la faucheuse, l’endaineuse, l’emballeuse et l’effervescence est repartie. Je sais qu’il y eut des pannes : certaines machines sont parties à la casse mais c’est presque fini. Il reste a goûter ce nouveau foin et la Luna et moi on est spécialistes.

Bon, dernière info : mon anniversaire c’est le 28 Mai alors j’entend du bruit c’est peut être le foin B de M je vais goûter et je vous rappellerais. Ciao ! * Vinisud : ( Je n’y suis pas allée soi-disant que je suis trop grosse et pas propre alors c’est bien les hommes si je n’étais pas là ils ne s’en sortiraient pas et pour une fois que je pouvais faire la star, on me laisse à la maison, alors que certain comme Vincent n’ont pas été sages du tout. Enfin, j’ai vu les photos : c’était superbe, merci M. Pousson de t’être occupé d’eux quand je n’étais pas là et tous les Vignerons de la Livinière ont bien travaillé ils se sont même embrassés à la fin si si j’ai vue la photo.)

Posted by Ninon at 14:17
Categories: nature

dimanche, 12 mars, 2006

jeux de mains, jeux de vin…

Vivent les anthocyanes ! C'est un des rares produits de beauté que je tolère chez les hommes… Et, en plus, quand ils me flattent, ça leur fait la peau douce.

Posted by Ninon at 14:42
Categories: volupté

et voila qu'on se prend pour moi !

Alors, ça, c'est extraordinaire ! Figurez-vous que même si je n'y comprend pas grand chose au vin, je ressens certaines choses. J'ai bien compris, vu les coups de gueule des uns et des autres, que dans le monde du vin, on avait parfois tendance à prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Mais je ne savais pas vraiment comment l'exprimer avec mon vocabulaire de percheronne. Eh bien, c'est peut-être de la transmission de pensée, mais quelqu'un l'a écrit pour moi, sur internet, sur un forum où des amateurs de vin s'écharpaient sans modération à propos de certains vins qui ont connu il y a quelque temps une certaine vogue médiatique. Ce quelqu'un qui a quand même eu le culot d'utiliser mon joli prénom à l'air, comme moi, de se méfier des modes. Voici ce qu'il a écrit hier soir sur www.degustateurs.com :

"Excusez-moi de troubler cette cacophonie, je n’ai pas envie de souffler sur les braises de la guerre de religions qui semble avoir fait rage sur ce forum, mais je me pose une question : et si le « sans-soufre » ou, plus exactement, le « vin sans ajout de soufre » n’était que l’arbre qui cache la forêt ? Parce qu’effectivement (et là, je suis d’accord avec les bio), il est scandaleux de confondre l’essentiel et le superficiel. Il n’y a aucune commune mesure entre le patient travail de la terre et les coups de baguette magique, les paillettes, le show-biz’ de la vinification. Tout ne se joue pas dans les 5 dernières minutes ! Arrêtons avec la « nouvelle tradition » mise en place, successivement mais finalement main dans la main, par les sautillants œnologues de la Bordelucherie et les Torquemada de l’inquisition sulfitique. Les uns et les autres, hommes pressés aurait dit Morand, ont tôt fait d’insinuer que le sort du vin, notre sort, était entre leurs mains agiles. Héritiers des médecins de Molière, des vendeurs d’indulgences, des promoteurs de miracles, ils n’ont d’autre souci que de nous faire croire en la plus formidable, la plus extraordinaire merveille que la terre ait jamais porté : eux. Eux et leurs rituels désincarnés. Ils n’ont d’autre priorité que de nous persuader que du vin, ils sont le père, la mère et même le saint Esprit. Mais, je comprends toute l’énergie, toute la hargne qu’ils déploient ; chaque jour, il leur faut se battre contre un ennemi tentaculaire qui les persécute, qui les harcèle à chacun de leurs pas, de Pomerol au Minervois, du Beaujolais à l’Anjou : le terroir.

Eh oui, soyons raisonnables ! Cessons de nous prendre pour ce que nous ne sommes pas ! Faisons preuve d’un tout petit peu d’humilité ! C’est à la vigne que se fait le vin. Savent-ils, nos grands manitous, ce que cela représente de trouver, de rencontrer, de (re)construire un terroir ? Je parle d’amour, je parle de temps, de ce temps qui alors vous manque pour aller hanter les bistrots branchés de la capitale, pour aller faire commerce loin de vos tènements de vos charmes, sulfureux ou pas. Soyons sérieux ! C’est surtout par un infini respect du terroir, du sol, de l’univers qu’il abrite que l’on donne vie au vin. Par le travail, acharné et intelligent à la fois (ce n’est pas de l’autosatisfaction mais un objectif…), par des années, des dizaines d’années d’efforts et de réflexion. Là est le centre du monde du vin et ce monde-là, au regard de la vieille histoire de la vigne n’en a rien à foutre des redresseurs de torts et des enculeurs de mouche. Ce monde-là aime les paysans, qu’ils produisent des flacons d’anthologie ou de sincères vins quotidiens. Ce monde-là se tient soigneusement à l’abri des modes, du jus de planches et du pré-vinaigre. Ce monde-là peut dans la même soirée se régaler du noir lumineux, complexe, intense du grenache de Peppone (Casot des Mailloles) et de la translucide pâleur d’un Macon de Valette, de la noble retenue d'un vieux Soutard, d’un vieux Lafleur et de la pétulance d’un rosé de l’année, de la profondeur d’un Rayas 89 et de la minéralité d'un orthogneiss de Bossard. Ce monde-là se méfie des ukases, des chapelles et des ayatollahs. Ce monde-là ne connaît que son plaisir car bon sang ne saurait mentir. Ce monde-là n’aime pas trop non plus qu’on se foute de sa gueule à l’image de ce néo-vigneron du Languedoc-Roussillon qui donne des leçons de naturalité à ceux qu’il considère à tort comme ses pairs alors que les vignes empoisonnées qu’il vient de racheter puent encore la chimie bon marché qu’y ont déversée les anciens propriétaires…

Oui, ce monde-là aime le vin, à grandes gorgées s’il le faut, il l’aime suffisamment pour que le bois le laisse de marbre, pour que les levures le gonflent et pour qu’il ait compris depuis longtemps que ce n’était pas le soufre qui avait rendu le diable infernal*. Il aime suffisamment le vin pour tout faire afin que ne se réalise jamais la sinistre prédiction de l’Onivins qui, il y a quelques années, voyait une courbe mathématique dessiner en 2021, la fin de la consommation du vin en France. Car, ce monde-là, qui ne se paye pas de mots, qui préfère les bonnes idées aux belles idées, sait, depuis 10000 ans qu’il roule sa bosse, que les faiseurs, les midinettes, les fashion victims de la bouteille ont toujours fini par dégoûter le bon peuple du vin. Ce monde-là préfère à l’exclusion et au sectarisme le partage et la convivialité. Voilà pourquoi, pour ma part, j'ai soif d'un vin auquel je ne demanderai pas ses papiers avec la mine vétilleuse d'un gestapiste ou d'un commissaire politique. J’ai soif d’un vin qui ne se maquille pas trop (ni sous le bois, ni sous quelque défaut que ce soit), j’ai soif d’un vin qu’on puisse boire sans qu’au préalable on ait besoin de l’expliquer, de parler de lui comme d’un grand malade. J’ai besoin d’un vin qui ne me prenne pas pour une tirelire. J’ai besoin d’un vin qui ait des tripes. J’ai besoin d’un vin qui m’aille droit au cœur. Santé !

*certains affirment que c’est la bentonite ou l’acide ascorbique, moi je pense que c’est le mensonge…"

Vous avez lu, hein ? Il n'y va pas de main morte. Bon, mais je suis d'accord avec lui, ce qui compte avant tout, c'est d'aimer la nature, d'aimer le vin et de le partager. À ce propos, justement, je renouvelle ma plainte. Et pourquoi, moi et Luna, on a pas le droit d'y goûter au vin ? C'est pas juste !

Posted by Ninon at 10:46
Categories: vin

samedi, 04 mars, 2006

c'est (enfin!!!) le printemps

C'est vrai, une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais ce matin, ils sont descendus dans la plaine pour aller acheter du poisson* et en passant à Pépieux et Homps, ils ont vu les premières fleurs d'amandier (avec toute la chaîne des Pyrénées en arrière-plan). Avec un peu de cance, on en aura d'ici une quinzaine à Félines. ça, c'est chouette, on va quitter nos poils d'hiver !

* À Lézignan, dont le marché du mercredi, tout le monde le sait ici, est sûrement un des plus beaux de l'Aude, à Lézignan dont le poissonnier, Sauzède, roi du loup et empereur de la daurade, est un monument.

Posted by Ninon at 11:18
Edited on: lundi, 13 mars, 2006 18:30
Categories: nature

samedi, 11 février, 2006

quelques gouttes de sang dans la neige

Mais où allez-vous ? Il faut que ce soit moi, un animal dont on fait si souvent des saucissons pur porc, qui vous le dise : humains, vous marchez sur la tête ! D'un côté, vous laissez faire aux magnats de la malbouffe et à leurs dealers autoproclamés "moins cher que cher" à peu près tout ce qu'il veulent ; de l'autre côté, par une savante combinaison d'incurie politique et de persécutions bureaucratiques, vous réprimez sévèrement tout ce qui peut contribuer à sauvegarder ce que les monstres cités précédemment cherche à anihilier. Si je vous parle de ça, c'est à cause de la tue-cochon de dimanche dernier. Comme d'habitude, depuis que des génies qui n'avaient même pas vu arriver la grippe aviaire et la vache folle ont décidé de s'occuper de notre bien-être, il fallu se cacher, ruser, feinter pour transporter 2 quintaux et demi d'une viande saine. 2 quintaux et demi d'un merveilleux cochon élevé en plein air, nourri comme il se doit, sacrifié à la bonne lune après avoir reçu comme viatique 10 litres de carignan velouté. 2 quintaux et demi de bonheur et de subsistance, offrande involontaire d'une bête qui n'a pas eu le loisir légal de connaître le "couloir de la mort" réglementaire désormais réservé à la plupart de ses congénères élevés dans un univers concentrationnaire mais normalisé et abattus là où il se doit. Oui, c'est moi la jument, qui vous le dit, humains, vous marchez sur la tête. Comment, par paresse, absence ou bêtise, avez-vous pu autoriser qu'il soit de nos jours presque aussi risqué de transporter une carcasse de cochon tué dans les vraies règles de l'art qu'un colis de drogue. Revenez sur terre, fuyez le confort intellectuel et les paradis artificiels. Pensez aussi à vos enfants : je sais, moi, Ninon, que ceux d'entre eux qui auront vu, à la tue-cochon, les gouttes de sang de la bête couler sur la neige de la montagne feront davantage attention à ce qu'ils laissent sur le bord de leur assiette. Qu'ils n'achèteront, n'utiliseront de viande (notamment) que ce dont ils ont besoin. Qu'ils ne se comporteront plus comme des gosses de riches, comme d'aveugles destructeurs de la nature incapables de comprendre que tout au fond du hamburger et du poisson carré se terre le souvenir d'une vie. Car, justement, grâce à ces quelques gouttes de sang dans la neige, ils auront compris, pour partie, la valeur de la vie.

Et, comme chez nous, ce n'est pas du bluff, quelques bribes du pela-porc, sur planche contact…

Posted by Ninon at 7:31
Edited on: lundi, 13 mars, 2006 18:30
Categories: goût

mercredi, 01 février, 2006

vous êtes au courant ?

Eh bien pas moi! On nous a coupé 3 jours la lumière dans les boxes. Pourtant, Michel avait payé la facture. Mais il est tombé 10 centimètres de neige. Rendez-vous compte, 10 centimètres de neige, Luna et moi, filles du Morvan et de la grande froidure, ça nous fait doucement rigoler… Heureusement qu'on est pas en Finlande ou au Canada, parce que sinon, il nous faudrait des lampes à pétrole 6 mois par an !

Posted by Ninon at 6:52
Categories: nature

lundi, 23 janvier, 2006

mauvaise limonade…

Vous devez trouver que je me répète, mais, il sont vraiment bizarres, ces humains. Tenez, depuis un ou deux jours, on n'entend plus parler que de ça : les assemblages. La belle affaire ! Vous choisissez un vin qui est bon, vous le mélangez avec un autre bon vin, puis avec un troisième pas mauvais non plus et, si le tout est bon, vous prenez des airs supérieurs de vainqueur du prix d'Amérique, comme si vous aviez inventé l'eau tiède. Je vous le dis, ça n'arrête pas, au domaine, on ne parle que de ça. Le plus beau, c'était hier soir. Les deux gros, Michel & Vincent, sont sortis du petit caveau de la Borie avec des mines d'enfants de chœur qui auraient lampé le contenu des burettes ; c'est vrai qu'ils avaient réussi un gros coup, se régaler d'un mélange de 3 syrah fabuleuses, mûres et minérales à souhait (c'est Gabriel et Maxime qui me l'ont dit parce que eux ils font moins de chichis). Non, mais vous vous rendez compte, vous prenez du caviar, du homard et de la truffe, vous mixez le tout et vous vous extasiez devant votre immense génie. Et en plus, pour faire crédible, vous hésitez entre l'air inspiré et la mauvaise humeur du créateur en éruption. Mauvaise limonade…

Posted by Ninon at 16:01
Categories: vin, volupté